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Soupçonnés d?avoir orchestré les émeutes dans l?archipel, onze militants kanak, dont Christian Tein, le chef de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), vont être incarcérés à Mulhouse ou Blois. Du jamais vu depuis les événements des années 1980. Leurs avocats se disent « abasourdis ».