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Cette « augmentation très nette » est « spécifiquement parisienne », selon la cheffe du parquet des mineurs, qui ne « pense pas » que les enfants « sont plus victimes à Paris qu?ailleurs ». Les professionnels « sont mieux formés et plus réceptifs qu?avant à la parole d?un enfant » et « le regard des parents est plus affûté, et sans doute plus suspicieux que par le passé », avance Lisa-Lou Wipf.